René Lalique

Par Frédéric Fontaine - Photo Calouste Gulbenkian foundation

René Lalique entre en apprentissage à seize ans chez le bijoutier Louis Aucoc. De caractère volontaire et déterminé, il suit en parallèle de son travail d’apprenti, les cours du soir de l’école des arts décoratifs. De 1878 à 1880, il parfait son éducation artistique à Londres en intégrant le prestigieux collège de Sydenham.

De retour à Paris il entre comme dessinateur chez un de ses parents, le bijoutier Vuilleret. Farouchement autonome, il s’installe comme dessinateur en chambre et va rapidement travailler pour les plus grandes maisons de la place. Jacta, Aucoc, Cartier, Renn ou Gariod lui achètent ses dessins. . En 1884, il fait sa première apparition publique à l’exposition nationale des arts industriels organisée au Louvre à l’occasion de la présentation des diamants de la couronne. Alfonse Fouquet le félicite « je ne connais pas beaucoup d’authentiques dessinateurs de bijoux mais je dois reconnaître que vous en êtes un », lui déclare-t-il.

 

Broche scarabée

 

A la fin de 1885, Lalique s’installe comme joailler.

 

L’inventeur du bijou moderne

 

Précurseur de l’art nouveau, Lalique va puiser son  inspiration dans la nature mais aussi dans l’art japonais, celui de la Renaissance, qui vont lui permettre de développer son style en exaltant un langage formel singulier. Lalique ne recule devant aucune audace comme celle d’utiliser le corps féminin mêlée à des représentations d’insectes ou d’animaux.

 

C Gulbenkian Foundation

 

Arte povera avant l’heure, il n’hésite pas non  plus à utiliser des matières peu considérées comme la corne, l’ivoire, les pierres fines et bien entendu l’émail et le verre pour lequel il nourrit déjà une passion véritable.

A ses yeux, mieux vaut la recherche du beau que l’affichage d’un luxe ostentatoire, l’esprit doit prendre le pas sur la matière.

L’artiste, sensible aux harmonies colorées, utilise largement les différentes techniques de l’émail pour faciliter la transition entre le métal et l’éclat des pierres précieuses. Il renforce le rôle visuel de l’émail en le parsemant de paillons ou de poudre métallique sur laquelle, la lumière joue comme dans une pierre.

L’émail peut être opaque ou transparent, modelé en épaisseur comme dans le célèbre pendentif hirondelle.

musée des arts décoratifs

 

Lalique invente le verre opalisé qui s’inspire de la pierre de lune. Il joue sur les transparences pour laisser apparaître les fonds d’or ou les motifs sculptés en camées ou en intailles. Lalique pratique également un émail perlé comme dans son collier noisette présenté à l’exposition universelle de 1900 qui marque l’acmé de sa production joaillière.

collier noisette


Ses créations vont séduire une élite familière des avant-gardes et sensible au caractère transgressif des bijoux signés Lalique. Parmi ses clients, le magnat du pétrole Calouste Gulbenkian dont on peut visiter la collection de bijoux Lalique à Lisbonne et aussi, la grande Sarah Bernhardt qui fera beaucoup pour son succès.

Broche nymphes chauves souris

Studio Paquebot ©

 

A partir de 1900, las d’être plagié, le joaillier qui ne veut suivre personne, ni n’être suivi de personne, va progressivement se tourner vers d’autres horizons, le travail du verre, sa grande passion, et notamment la production de flacons pour les plus grands parfumeurs. Lalique va fonder une verrerie à Wingen sur Moder en Alsace avec laquelle, à l’aube d’une nouvelle réussite, il va se placer parmi les protagonistes les plus importants de l’art déco en participant notamment à la décoration des grands paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique.

 

Collection S.Denz - Lalique SA

 

xxx

06.11.15

Merveilleux bijous qui provoquent une grande emotion , impossible de ne pas tomber sous le charme et de ne pas rever de pouvoir en posseder un. Juste un reve,mais quel superbe reve

- christine, 68 ans ans (soudeilles en correze 19300)

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